<![CDATA[NC]]> http://nepad.dzblog.com NC fr Sat, 01 Jul 2006 19:35:20 GMT Sat, 01 Jul 2006 19:35:20 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Comité pour la mise en oeuvre du NEPAD: discours du président Bouteflika]]> http://nepad.dzblog.com/article-59487.html  

 

Aps 1/7/06]  Banjul - Le chef du Gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a lu vendredi à Banjul (Gambie), au nom du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, un discours devant la 15e session du comité des chefs d'Etats et de gouvernement pour la mise en oeuvre du NEPAD, dont voici le texte intégral:
"Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je tiens, en tout premier lieu, à féliciter notre frère et ami, le président de la République fédérale du Nigeria, son Excellence Olusegun Obasanjo, pour la haut qualité du rapport qu'il nous a présenté en sa qualité de président en exercice du Comité de mise en oeuvre du NEPAD. C'est avec une satisfaction certaine que nous constatons que la vision du renouveau africain, symbolisée par ce programme d'ensemble de l'Union africaine, s'affirme sur le terrain chaque jour davantage et impose sa pertinence et sa fiabilité dans les différents secteurs d'activité.

De par les principes qui le fondent, l'adhésion des pays africains à sa démarche novatrice et le réalisme des objectifs qu'il cible, le NEPAD est devenu aujourd'hui le cadre et l'instrument privilégié des Africains et de leurs partenaires au développement pour la canalisation de tous les efforts tendant au développement de notre continent.

C'est notre sentiment que les efforts tendant à élaborer des stratégies, plans et programmes précis pour donner corps à cette vision, ainsi que l'action soutenue de mobilisation menée en Afrique et sur la scène internationale pour les faire connaître et obtenir le soutien attendu à leur mise en oeuvre commencent à porter leurs fruits.

En matière d'agriculture, de santé, d'infrastructures, de transport, d'énergie, d'éducation, des nouvelles technologies de l'information et de la communication, de la science et de la recherche scientifique, pour ne citer que ces secteurs, l'Afrique dispose aujourd'hui de feuilles de routes pragmatiques, reflétant les besoins véritables de nos pays et de nos populations. Nous ne pouvons que nous réjouir de ces progrès et de cette évolution.

Dans le sillage du NEPAD, l'Afrique a assurément enregistré des avancées encourageantes, parmi lesquelles je tiens à mentionner, au moins, les plus saillantes. A ce chapitre, il convient d'inscrire, en premier lieu, l'arrêt du dangereux processus de marginalisation que notre continent subissait dans les années quatre-vingt-dix.

L'Afrique et ses préoccupations politiques et socio-économiques ne sont plus ignorées et occupent même la place que l'ampleur et la gravité des problèmes qu'elle connaît lui confèrent dans l'agenda international. Grâce au NEPAD, l'afro-pessimisme a perdu du terrain en Afrique et ailleurs aussi.

A ce chapitre, il est à inscrire également l'émergence du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs, lequel exprime et symbolise pleinement le nouvel esprit qui anime notre continent et ses dirigeants. Unique en son genre, il est le seul mécanisme au monde par lequel des hommes d'Etat au pouvoir acceptent de soumettre, volontairement, leur gestion des affaires publiques à un examen détaillé au plan intérieur, mais également au niveau continental et international.

Le nombre croissant des adhésions à ce processus dénote, on ne peut mieux, de l'engagement de l'Afrique dans la voie de la transparence et de la bonne gouvernance. La priorité consiste pour nous, aujourd'hui, en la consolidation de ce mécanisme par une amélioration constante de son fonctionnement.

A ce chapitre également, il y a lieu d'enregistrer l'élargissement des espaces démocratiques, la consolidation continue de l'Etat de droit, la promotion du corpus et instruments de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'encouragement du partenariat avec la société civile et le secteur privé, ainsi que le retour progressif de la paix et de la stabilité, tout autant que l'amélioration des performances économiques dans un nombre croissant de pays africains, grâce notamment aux profondes, et combien courageuses, réformes que ces pays ont menées au prix de grands sacrifices sociaux et dans un environnement international encore fortement hostile.

Faut-il rappeler, à ce propos, que la mondialisation n'a nullement valorisé ces efforts africains, et qu'à ce jour, elle a eu pour principale conséquence un plus grand appauvrissement de notre continent et l'éloignement certain de la perspective de réalisation des objectifs du développement pour le millénaire à l'horizon 2015.

Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Dans le sillage de la dynamique de mise en oeuvre du NEPAD, nous avons aussi été amenés à identifier et à cerner, avec davantage de clarté, les contraintes et les obstacles structurels à l'intégration économique de notre continent et à la réalisation de la multitude de projets de développement que nous avons retenus.

Parmi les obstacles et contraintes rencontrés, il y assurément la question fondamentale de la faiblesse des capacités institutionnelles et de réalisation des différents regroupements que nous avons érigés en pilier de l'intégration continentale. C'est donc avec un intérêt certain que nous avons accueilli la récente conférence de l'Union africaine sur les capacités des CER et les recommandations auxquelles elle a abouti.

Il y a également la faiblesse du partenariat entre les sous régions mais aussi entre nos pays. Le développement de ce partenariat autour de projets d'intérêt commun reste le véritable moteur à la valorisation de nos complémentarités et à une exploitation optimale de nos capacités ainsi que de nos expériences respectives.

Le lancement d'un certain nombre de projets structurants autour des questions de l'énergie gaz et électricité en particulier de l'eau, des télécommunications, des transports et des infrastructures routières et ferroviaires montre toute l'étendue des potentialités dont la coopération intra- africaine et porteuse.

La faiblesse des ressources financières, dont la nette insuffisance de l'épargne locale, ainsi que la rareté des compétences humaines se révèlent, encore une fois, un handicap majeur à la concrétisation des initiatives les moins ambitieuses.

La contribution du secteur privé africain demeure, dans sa globalité, marquée par le sceau de l'hésitation, alors que les investissements directs étrangers tardent à s'annoncer dans les proportions souhaitées.

Les partenaires au développement, qui attendaient de l'Afrique qu'elle mette un peu plus d'ordre dans ses propres affaires et crée des conditions macro-économiques acceptables, tardent à tenir leurs promesses, en dépit de la multitude 'engagements pris publiquement envers le continent et ses priorités les plus urgentes.

L'aide au développement reste en deçà des seuils fixés, consommée toujours et en grande partie par l'expertise des pays donateurs, au titre de projets qui n'arrivent qu'exceptionnellement à trouver les financements nécessaires.

La pauvreté, les pandémies, les migrations des compétences, la persistance des graves distorsions des marchés internationaux du commerce et des finances, sont autant d'autres facteurs qui ont beaucoup freiné l'Afrique dans sa volonté de sortir du sous développement et de se prendre pleinement en charge dans l'esprit et la vision du NEPAD.

Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,

La vérité aussi est que l'amélioration de l'organisation des instances et structures que nous avons mises en place pour permettre au continent de progresser dans cette voie du renouveau nous interpelle. Nous avons renforcé les capacités d'intervention de la Commission de l'Union africaine afin de lui permettre de s'acquitter pleinement des nombreuses missions que nous lui confions.

Nous avons aussi, et sans attendre la fin de la transition de l'OUA vers l'UA, doté le NEPAD de moyens humains et financiers adéquats, ceci parce que nous étions animés du souci de faciliter et d'accélérer, à la fois, le processus de transition et le lancement effectif de ce nouveau programme africain.

A Maputo, nous avons affiné et complété la construction de cette architecture. Nous avons fixé le délai raisonnable de trois années pour sa réalisation. La voie pour y parvenir a été définitivement balisée par le sommet de Charm El-Cheikh, et du Comité de mise en oeuvre du NEPAD. Force est de constater que le retard intervenu dans la conduite du processus d'intégration du NEPAD aux structures et processus de l'Union africaine conformément à ce schéma, porte tout naturellement préjudice à notre action collective en faveur de la promotion et la conduite du développement de notre continent.

De ce fait, nous sommes d'avis que ce processus d'intégration des deux instances nous interpelle collectivement. L'Afrique y perd sa crédibilité en tant qu'interlocuteur du reste du monde, elle y perd également au niveau de l'indispensable bonne et harmonieuse coordination des efforts collectifs en matière de mobilisation des ressources, de préparation, de maturation et de gestion des projets.

L'exigence de rationalité et de bonne gouvernance que nous nous imposons dans nos propres pays nous dicte d'accorder toute l'attention requise à cette importante question. Il est urgent de faire l'économie d'une duplication injustifiée des maigres moyens du continent et surtout, de donner une assise solide, un cadre clair et une symbiose à notre action et à celle de nos institutions continentales en matière de développement.

Ce sont là, Monsieur le président, quelques uns des axes de réflexion que nous pensons pertinents à retenir dans notre oeuvre collective de promotion du développement de notre continent et du bien-être de nos populations, objectifs qui sont et qui restent la raison d'être de l'Union africaine et du NEPAD.

Je vous remercie de votre aimable attention".

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Sat, 01 Jul 2006 19:35:20 GMT http://nepad.dzblog.com/article-59487.html
Les fondateurs du NEPAD http://nepad.dzblog.com/article-10877.html NOUVEAU PARTENARIAT POUR LE

 

 

 

 DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE

 

 

 

 

 

 

Un nouvel espoir pour

 

 

 

  L’Afrique

 

 

 

 

 

 

L'Initiative offre une sortie possible de la situation actuelle, marquée par le sous-développement, la pauvreté et la marginalisation. Elle s'appuie de manière prioritaire sur la prise en charge de leur destin par les africains eux-mêmes et sur leur volonté d'assumer pleinement leurs responsabilités dans la mise en ouvre de ce programme à la fois courageux et ambitieux.

 

 

 

 L'Afrique doit d'abord rétablir la paix sur l'ensemble du continent, car sans la sécurité et la stabilité,  toute perspective de développement serait irrémédiablement compromise. 

 

 

 

Il est grand temps pour l'Afrique de mettre fin définitivement aux conflits et à l'instabilité qui ont généré et aggravé la pauvreté et puissamment contribué à l'exclusion du continent des grands courants d'échanges économiques et technologiques et des flux d'investissements dans le monde.

 

 

 

 A travers son Initiative, l'Afrique marque son adhésion à une approche qui vise à la solution durable des conflits et à assurer un enracinement véritable de la démocratie, de l'Etat de droit, et de la bonne gouvernance.

 

 

 

 De telles exigences constituent les piliers de la transformation profonde, tant dans les domaines  politique et économique que dans les domaines social et culturel, que requièrent la paix et le développement durables.

 

 

 

 L'initiative du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) est un plan global de développement du continent africain. Le NEPAD vise fondamentalement à réunir les conditions et les moyens d'une paix et d'un développement durables pour l'Afrique. C'est aussi un nouveau cadre d'interaction avec le reste du monde, notamment les pays industrialisés et les organisations multilatérales. Il est fondé sur un ordre du jour, des priorités et des choix décidés par les africains eux-mêmes.

 

 

 

Avec le NEPAD, l'Afrique prend l'engagement de respecter les valeurs et les normes universelles en matière de démocratie, de respect des droits de l'homme, la liberté d'expression, le multipartisme ainsi que dans le domaine de la bonne gouvernance et de la saine gestion économique. Le NEPAD offre ainsi aux pays développés une occasion historique d'établir avec l'Afrique un véritable partenariat fondé sur des intérêts mutuels, des engagements communs et des accords contraignants.

 

 

 

Le NEPAD articule une nouvelle approche du développement qui se déploie sur trois niveaux complémentaires.

 

 

 

 Au niveau national, le développement est conçu comme un processus qui se construit à partir de la base. Le développement doit être l'affaire de tous avec des bienfaits tangibles pour tous. A cet égard, la prise en compte de la nécessité d'une réponse adéquate aux besoins élémentaires des populations en encourageant une approche participative et communautaire est essentielle. L'enjeu en définitive n'est autre que de réaliser l'appropriation du processus de développement par tous les africains. C'est de cette manière qu'une base solide sera assurée pour le plein déploiement et l'impact maximum des politiques et programmes nationaux de gouvernance, de développement humain et de promotion des investissements.

 

 

 

Au niveau régional, il y a l'exigence de développer des réseaux transfrontières d'infrastructures, de réaliser le potentiel régional en matière de valorisation des ressources humaines et naturelles et de promouvoir le commerce intra-africain. La constitution de vastes espaces économiques régionaux permettra à l'Afrique d'améliorer sa compétitivité, de générer des flux plus significatifs d'investissements et de s'insérer de manière active dans le processus de mondialisation.

 

 

 

 Au niveau international, il s'agit de l'aménagement d'un environnement à même de répondre aux nécessités de stabilité et de prévisibilité qui revêtent une importance cruciale pour le succès des efforts des pays africains aux plans national et régional. C'est là l'essence même du nouveau partenariat international que l'Afrique et ses partenaires au développement ont entrepris d'établir et de développer.

 

 

 

La rationalité économique est à la base de l'édifice conceptuel et des choix opérationnels du NEPAD. Sa finalité est de faire de l'Afrique un nouvel espace de croissance et de développement qui ne soit pas indéfiniment tributaire de l'aide publique au développement. En effet, le NEPAD, en tant que plan global de développement, part du principe que l'aide et le crédit ne permettent pas à eux seuls un développement durable.

 

 

 

 Le NEPAD définit des politiques et mesures que les pays africains s'engagent à mettre en oeuvre pour développer un cadre attractif, stable et prévisible pour les opérateurs économiques. Aux efforts africains doivent répondre des mesures de la part de leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux visant à créer la synergie indispensable à une réhabilitation décisive de la destination "Afrique" pour  les flux internationaux de capitaux et de technologies.*

 

 

 

La démarche des Chefs d'États africains en faveur du NEPAD vise à bâtir une Afrique meilleure, une Afrique de stabilité et de prospérité. Elle s'appuie sur la prise en charge de leur destin par les africains eux-mêmes et sur leur volonté d'assumer pleinement leurs responsabilités dans la mise en oeuvre de ce programme à la fois courageux et ambitieux.

 

 

 

L'Afrique veut, d'abord, rétablir la paix sur l'ensemble du continent, car sans la sécurité et la stabilité, toute perspective de développement serait irrémédiablement compromise. L'Afrique a pris conscience de l'intérêt qu'il y a de mettre définitivement fin aux conflits et à l'instabilité qui ont généré et aggravé la pauvreté et puissamment contribué à l'exclusion du continent des grands courants d'échanges économiques et technologiques et des flux d'investissements dans le monde.

 

 

 

A travers le NEPAD, l'Afrique marque son adhésion à une approche qui vise à la solution durable des conflits et à assurer un enracinement véritable de la démocratie, de l'État de droit, et de la bonne gouvernance, à la fois politique et économique. Il s'agit de prendre en charge les priorités que représentent le développement humain et le développement des infrastructures. 

 

 

 

 La réalisation du NEPAD, en tant qu'entreprise de vaste portée, nécessite la contribution des africaines et des africains car, la responsabilité de la promotion du développement n'incombe pas aux seuls États. C'est d'ailleurs pour cette raison que cette initiative a insisté sur l'engagement des peuples africains en les exhortant "à relever le défi et à se mobiliser pour soutenir la mise en oeuvre du  NEPAD en mettant en place, à tous les niveaux, des structures d'organisation, de mobilisation et d'action".

 

 

 

 

 

 

Le NEPAD préconise, en fait, de bénéficier des apports et contributions de la société civile et organisations non gouvernementales dans la formulation et la mise en oeuvre des programmes sectoriels du Plan d'Action du NEPAD.

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux axes d'action des éléments de la société civile en Afrique en faveur du NEPAD sont notamment :

 

 

 

  • la mobilisation des populations africaines sur la nature et les objectifs du NEPAD et leur sensibilisation aux principes qui en constituent le fondement;

     

  • la mobilisation des populations africaines en faveur d'un appui à une mise en oeuvre ordonnée et effective des projets et programmes envisagés dans le cadre du NEPAD;

     

  • la promotion du NEPAD auprès des africaines et des africains résidant à l'étranger de manière à susciter leur contribution à la réalisation des objectifs poursuivis par l'Afrique;

     

  • la promotion aussi du NEPAD auprès des représentants de la société civile mondiale pour qui appui conséquent de toute la communauté internationale aux efforts de relance du développement entrepris par l'Afrique.

     

En tout état de cause, la société civile africaine devra s'investir pleinement dans l'appui à la promotion et à la mise en oeuvre du NEPAD.

 

 

 

 

 

 

PRESENTATION GENERAL DU NEPAD

 

 

 

 Le NEPAD est :

 

 

 

  • une vision commune

     

  • une conviction ferme et partagée pour un renouveau de l'Afrique

     

Le NEPAD : une initiative pour 

 

 

 

  • promouvoir une paix et un développement durables en Afrique

     

  • favoriser un meilleur devenir du continent

     

Le NEPAD : une initiative 

 

 

 

  • conçue et élaborée par des africains

     

dirigée et mise en oeuvre par des africains

 

 

 

 

 

 

Le NEPAD : une initiative 

 

 

 

  • adoptée par l'OUA en juillet 2001

     

  • soutenue par le G8 en juillet 2001

     

  • l'Union européenne en octobre 2001

     

Le NEPAD : Nouveau nom donné à la "Nouvelle initiative africaine", issue de la fusion du :

 Programme du millénaire pour le renouveau de l'Afrique

 Plan OMEGA pour l'Afrique

 

 

 

 

GENESE :

 

 

 

Idée remonte aux années 1999 et 2000

 

 

  • Résultat d'un effort conjugué des Chefs d'Etat algérien, nigérian et sud-africain

     

  • A ce Groupe de promoteurs initiaux se sont joints les Chefs d'Etat égyptien et sénégalais.

     

Principales caractéristiques du NEPAD :

 

 

 

  • le NEPAD est un processus, pas une organisation internationale

     

en tant que valeur ajoutée, le NEPAD complète et enrichit les mécanismes de concertation et de coopération existants

 

 

 

 

 

 

 

Réactions des partenaires au développement :

 

 

 

  • Appui du G-8 plus décision d'élaborer un plan d'action concret pour l'Afrique (Sommet de Gênes, juillet 2001)

     

  • Appui de l'Union européeene plus disponibilité à examiner les modalités de soutien (octobre 2001)

     

  • Appui de l'ONU

     

  • Soutien de la banque mondiale et du fonds monétaire international

     

  • intérêt des milieux d'affaires internationaux

     

  • Soutien de la Société civile internationale

     

 

 

 

 

Mécanisme institutionnel du NEPAD :

 

 

 

  • Assemblée de l'Union africaine

     

  • Comité des Chefs d'Etat ou de gouvernement pour la mise en oeuvre formé :

     

- des Dirigeants des cinq pays promoteurs et de ceux de 10 autres pays africains (deux par sous région)

 

 

 

- du Président en exercice de l'OUA/Union africaine

 

 

 

 

 

 

 

Comité de mise en oeuvre :

 

 

 

 - Président : Oulegun Obasanjo (Nigeria)

 

 

 

 -Vice-présidents : 

 

 

 

                           Abdelaziz Bouteflika (Algérie)

 

 

 

                                 Abdoulaye Wade (Sénégal)

 

 

 

 

 

 

 

 Réactions des partenaires au développement :

 

 

 

  • Appui du G-8 plus décision d'élaborer un plan d'action concret pour l'Afrique (Sommet de Gênes, juillet 2001)

     

  • Appui de l'Union européenne plus disponibilité à examiner les modalités de soutien (octobre 2001)

     

  • Appui de l'ONU

     

  • Soutien de la banque mondiale et du fonds monétaire international

     

  • intérêt des milieux d'affaires internationaux

     

Soutien de la Société civile internationale

 

 

 

 

 

 

Le Programme d'action : la stratégie de réalisation d'un développement durable

 

 

 

 au 21ème siècle

 

 

 

 

 

 

<]]>Tue, 17 Jan 2006 20:02:26 GMThttp://nepad.dzblog.com/article-10877.html Algérie au coeur du NEPAD http://nepad.dzblog.com/article-10783.html CONÇU PAR LES AFRICAINS EUX-MEMES, LE NEPAD DOIT DEVENIR LA BASE DU NOUVEAU PARTENARIAT ENTRE l’AFRIQUE ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE


L’Assemblée générale ouvre son débat de haut niveau sur l’appui

à apporter au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique


Réunie ce matin en séance plénière sous la présidence de M. Jan Kavan (République tchèque), l’Assemblée générale a tenu un débat de haut niveau sur l’examen et l’évaluation finaux de l’application du Nouvel Ordre du jour des Nations Unies  pour le développement de l’Afrique dans les années 90*, en vue d’examiner l'appui à apporter au Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).


Après une allocution de son Président, l’Assemblée a entendu une déclaration du Secrétaire général, M. Kofi Annan, qui a fait remarquer que les buts du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) et ceux définis dans les Objectifs de développement du Millénaire sont compatibles, et que leur mise en œuvre devrait de ce fait être facilitée par une étroite collaboration entre l’Afrique et les Nations Unies**.  L’éducation, et notamment celle des filles, a estimé M. Kofi Annan, est une des clefs essentielles qui permettront de parvenir à la réalisation de ces objectifs.


Partageant le point de vue du Secrétaire général sur l’identité de substance et la complémentarité du NEPAD et des Objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire, M. Thabo Mbeki, Président de la République d’Afrique du Sud et Président de l’Union africaine, a demandé un soutien sans faille des Nations Unies dans la lutte que mènent les peuples d’Afrique contre la pauvreté et le sous-développement de leur continent.  A cet égard, il a demandé que le processus d’évaluation de la mise en œuvre et de la redéfinition des priorités du Nouvel Ordre du jour pour le développement de l’Afrique, prenne en compte les programmes contenus dans le NEPAD.  Il a souligné que le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique a été conçu de façon à radicalement changer le paradigme qui a, jusqu’à ce jour, présidé aux programmes de développement destinés à l’Afrique.  Pour la première fois, les Africains sont eux-mêmes les auteurs et les architectes de leur développement dont ils veulent s’approprier l’agenda, en vue de promouvoir la Renaissance africaine.  A travers le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique, a dit M. Thabo Mbeki, l’Afrique doit sortir de la relation donateurs-récipiendaires, dans laquelle elle est trop longtemps restée enfermée vis-à-vis des pays industrialisés, pour aller vers un nouveau type de partenariat basé sur le respect mutuel et la responsabilité partagée.


Dans sa déclaration, M. Jean Chrétien, Premier Ministre du Canada, dont le pays assume la présidence des pays du G8, a rappelé que le Sommet du G8, qui s’est tenu au mois de juin dernier à Kananaskis, avait endossé le NEPAD et décidé de le soutenir à travers un plan d’action.  En ce qui le concerne, a dit M. Chrétien, le Canada a annoncé un engagement de 6 milliards de dollars sur 5 ans en faveur du développement de l'Afrique, et il doublera, d’ici à 2010, le niveau de son aide publique au développement (APD), dont la moitié sera réservée au continent africain.  Mais, pour que les objectifs de développement du continent africain soient atteints, il faut que les pays industrialisés mettent fin au versement de subventions exorbitantes à leurs producteurs agricoles, qu’ils ouvrent leurs marchés aux produits africains, et qu’ils augmentent leur niveau d’APD tout en la rendant plus efficace, a fait remarquer le Premier Ministre canadien en précisant que l’APD mondiale se chiffrait actuellement à 50 milliards de dollars par an, alors que les subventions agricoles versées par les pays riches à leurs agriculteurs sont de l’ordre de 350 milliards de dollars cette année.  Tout en exprimant le soutien des Etats-Unis à l’initiative du NEPAD, le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, M. Colin Powell, a pour sa part réitéré l’option de libéralisation des échanges économiques et commerciaux qui régit les mécanismes de la mondialisation et qui, selon lui, ne peut se réaliser que par la création de cadres juridiques favorables aux initiatives privées et aux investissements nationaux et étrangers dans tous les pays.  A cet égard, la bonne gouvernance, la démocratie et le respect des droits de l’homme et de la propriété privée sont indispensables, a-t-il souligné en indiquant que le Gouvernement américain allait relancer les pourparlers commerciaux mondiaux, sur la base des accords signés lors de la réunion de l’Organisation mondiale du commerce à Doha, ceci grâce aux pouvoirs que le Président Bush a obtenus du Congrès américain.


S’exprimant au nom de l’Union européenne et des pays associés, le Ministre des affaires étrangères du Danemark, M. Per Stig Moeller, a déclaré que le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique est à la base du partenariat renouvelé qui doit s’instaurer entre l’Afrique et la communauté internationale sur les questions de développement.  Le mécanisme africain d’examen mutuel par les pairs sera au centre des efforts qui seront déployés pour mettre en œuvre la nouvelle initiative, a-t-il dit, rappelant que des engagements en faveur du financement du développement avaient été pris lors de la Conférence de Monterrey, dont notamment une augmentation de 12 milliards de dollars du volume global de l’aide publique au développement.  Tout en estimant que le NEPAD doit devenir le cadre de référence des relations de l’Afrique avec l’ONU et la communauté internationale,  l’Union européenne soutiendra cependant ce programme à travers des mécanismes déjà établis entre ses pays et les Etats africains, a précisé M. Moeller. 


Outre les personnalités déjà mentionnées, l’Assemblée a entendu des déclarations des Chefs d’Etat du Nigéria, de l’Algérie, du Sénégal, du Ghana, du Gabon, de la Zambie, et du Botswana.  Les Premiers Ministres du Lesotho et du Cap-Vert, et les Vice-Premiers Ministres et Ministres des affaires étrangères de la Norvège, de la Belgique et du Luxembourg se sont aussi exprimés, de même que les Ministres des affaires étrangères ou de la coopération de l’Egypte, de la Chine, des Pays-Bas, de l’Espagne, de l’Irlande, du Portugal, de Singapour, de la France, de Cuba, de l’Ukraine, des Philippines, du Maroc, du Bangladesh, du Pérou, de l’Inde, de la Mongolie, de Maurice, de la Colombie, du Bélarus et du Burkina Faso. 


L’Assemblée poursuivra sa réunion plénière de haut niveau pour examiner la forme d’appui qui sera apportée au Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique, cet après-midi à 15 heures


*Document publié sous la  cote A/57/156

** Document paru sous la cote A/57/175
Examen et évaluation finals de l’application du Nouvel Ordre du jour des Nations Unies pour le développement de l’Afrique dans les années 90 : Réunion plénière de haut niveau de l’Assemblée générale pour examiner quel appui apporter au nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique.


Déclarations


Le Président de la 57ème session de l’Assemblée générale, M. JAN KAVAN, a déclaré que les Nations Unies procéderont cette année à l’évaluation des dix ans de mise en œuvre du Nouvel agenda pour le développement de l’Afrique (UN-NADAF).  Au cours de ces dix années, on a constaté que les guerres et les conflits sont les pires ennemis du développement.  Ensuite, on s’est rendu compte que les programmes de coopération accélérée au bénéfice de l’Afrique avaient besoin d’une nouvelle orientation, notamment en ce qui concerne les programmes bilatéraux et multilatéraux.  Un autre impératif de la réalisation du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) nécessite que les promesses et engagements faits en sa faveur soient tenus.  Enfin, la communauté internationale ne doit pas se lasser de mener un plaidoyer en faveur du développement africain.  Bien que plusieurs mesures correctives aient été prises au cours de la mise en œuvre du Nouvel agenda pour le développement de l’Afrique, les problèmes à résoudre restent nombreux.  Le NEPAD est pour sa part une initiative purement africaine et une démarche collective de ses dirigeants qui ont le devoir de s’attaquer aux problèmes communs de développement que rencontrent leurs pays.  La réunion spéciale de l’Assemblée aujourd’hui va nous permettre d’entendre des orateurs autorisés qui pourront nous dire comment la communauté internationale, y compris les Nations Unies, pourra participer à la mise en œuvre du NEPAD.  Au cours des discussions qui se poursuivront dans l’après-midi, des représentants et experts des pays qui ont initié ce programme nous parleront de leurs expériences au niveau national et de la manière dont l’ONU pourrait aider l’Afrique.


Le Secrétaire général des Nations Unies, M. KOFI ANNAN, a indiqué que le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) est un partenariat entre les dirigeants africains et leurs peuples, et entre les pays africains eux-mêmes, avant d'être un partenariat entre l'Afrique et la communauté internationale.  Il existe une relation symbiotique entre le NEPAD et les objectifs de développement du Sommet du Millénaire, et deux de ces objectifs, le combat contre le VIH/sida et l'éducation des fillettes, doivent figurer au centre des priorités.  En effet, le VIH/sida a annulé les progrès effectués en matière de mortalité infantile et de développement socioéconomique au cours des deux dernières décennies et il a un effet dévastateur sur les systèmes éducatifs, puisque les enseignants meurent ou tombent malades plus vite qu'ils ne peuvent être remplacés.  La promotion de l'éducation des filles a pour conséquence d'augmenter les revenus des foyers, de retarder l'âge du mariage, de réduire la fertilité ainsi que les taux de mortalité infantile et maternelle, et de faire participer les femmes aux processus de prise de décisions économiques, sociales et politiques.  Le NEPAD a pour objectif d'atteindre une croissance économique de 7% par an afin de réduire de moitié la pauvreté d'ici à 2015.  Cela signifie que les taux de croissance doivent plus que doubler.


La mise en œuvre du NEPAD peut profiter de quelques leçons que l'on peut tirer de l'expérience des Nations Unies en Afrique dans la dernière décennie : d'abord, la paix et la sécurité sont essentielles au développement, et les programmes économiques du NEPAD doivent être combinés avec de réels progrès vers la fin des conflits et l'approfondissement des racines de la paix.  Ensuite, les dirigeants africains eux-mêmes mettent en avant les réformes économiques et politiques, ainsi que les droits de l'homme, les libertés fondamentales et la démocratie.  De plus en plus, la responsabilité et la transparence occupent le devant de la scène.  La communauté internationale doit renforcer son soutien, c'est là tout le sens des partenariats.  Le futur de l'Afrique sera déterminé par les Africains, et pour construire ce futur, l'Afrique aura besoin de toute la sagesse, la volonté politique et la créativité dont elle est capable.


M. OLUSEGUN OBASANJO, Président et Commandant en chef des forces armées de la République du Nigéria, a indiqué que cette session de l’Assemblée générale a lieu à un moment où les dirigeants africains s’attellent à la question de la pauvreté et du sous-développement par le biais de la Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).  Il s’agit d’une initiative de développement intégré et holistique qui a été lancée par l’Afrique dans le cadre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA).  Le NEPAD a été largement soutenu au niveau international.  Ses objectifs sont de rétablir la paix et la sécurité en Afrique, de renforcer la gestion et la prévention des conflits, de promouvoir une croissance accélérée et le développement durable et de mettre fin à la marginalisation de l’Afrique.  Il faut en effet que nous prenions notre destinée entre nos mains en tirant les enseignements du passé.  Il est à cet égard indispensable d’établir des partenariats avec les institutions internationales et les bailleurs de fonds.  Nous nous félicitons d’ailleurs du soutien exprimé par les membres du G8 au cours de son dernier Sommet, à Kananaskis (Canada).  Il faut également mettre en œuvre une coopération-cadre avec les institutions régionales et sous-régionales et les communautés économiques qui sont un élément de base de la croissance. 


Au niveau national, les partenariats entre le secteur public et le secteur privé doivent être encouragés.  La société civile africaine doit mettre en place des structures visant à promouvoir les objectifs viables du NEPAD.  Les dirigeants africains se sont engagés à créer un système d’évaluation qui se fonde sur des codes et les meilleures pratiques selon des critères définis au niveau international car ils ont la responsabilité de rendre des comptes à leurs populations.  La réduction de moitié de la pauvreté d’ici à 2015 requiert 64 milliards de dollars par an.  Or, l’Afrique ne peut combler seule ce fossé en matière de ressources.  C’est pourquoi, nous devons tous mener des actions concertées en abordant le problème de la dette extérieure de façon ouverte.


M. THABO MBEKI, Président de la République d’Afrique du Sud et Président de l’Union africaine, a déclaré que l’Union africaine espère que les Nations Unies soutiendront les peuples d’Afrique dans leur lutte contre la pauvreté et le sous-développement de leur continent.  Au nom de l’Afrique, nous remercions les Nations Unies d’avoir adopté, il y a une décennie, le Nouvel agenda pour le développement de l’Afrique(UN-NADAF).  Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) a été conçu de façon à radicalement changer le paradigme qui a, jusqu’à ce jour, présidé aux programmes de développement en faveur de l’Afrique.  Pour bien faire comprendre ce changement radical, nous affirmons que nous, Africains, sommes les auteurs et les architectes du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD).  En tant qu’Africains, nous sommes possesseurs de l’agenda de développement de notre continent.  Nous sommes déterminés à aller de l’avant sur la base de partenariats entre les peuples d’Afrique, pour la victoire d’une Renaissance africaine.  Nous sommes déterminés à agir ensemble, en tant que Gouvernements, au nom des masses populaires que nous représentons, et en tant que société civile.  Nous devons être sûrs de sortir de la relation donateur-récipiendaire vis-à-vis du monde développé, pour aller vers un nouveau partenariat basé sur le respect mutuel et la responsabilité partagée.  Nous sommes déterminés à traduire nos paroles en programmes concrets qui changent la vie des Africains et mettent fin au désespoir, en vue d’aller vers un avenir commun d’espoir et de dignité humaine.  Les objectifs et le plan d’action du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) sont conformes aux objectifs de développement du Sommet du Millénaire et à ceux de la Déclaration de Johannesburg sur le développement durable, adoptée récemment.  Il est donc nécessaire que le processus d’évaluation, de réalignement et de redéfinition des priorités de l’UN-NADAF prenne en compte les grandes lignes du NEPAD.


M. ABDELAZIZ BOUTEFLIKA, Président de l'Algérie, rappelant que l'Afrique est de plus en plus marginalisée dans l'économie mondiale, a indiqué qu'il devenait nécessaire de sortir des sentiers battus et de définir une approche nouvelle tant dans ses prémices, ses fondements et ses objectifs que dans les étapes de sa mise en application.  L'Afrique a opté pour la refonte de ses systèmes socio-politiques, par la mutation qualitative de l'Etat, la redistribution des responsabilités, l'affirmation du pluralisme politique et de la société civile, ainsi que la promotion du partenariat entre les pouvoirs publics et l'ensemble des composantes de la société.  Le concept de développement économique a lui aussi été repensé et le secteur privé est placé au centre de l'activité économique en tant que vecteur essentiel de la croissance.  L'enjeu des partenariats internationaux est d'établir une communauté d'intérêt mutuellement bénéfique et de construire de nouvelles complémentarités à travers l'élargissement et la diversification des relations économiques et de coopération entre l'Afrique et ses partenaires.


La bonne gouvernance politique et économique est également au centre du programme.  L'Afrique a réalisé ces dernières années des progrès indéniables dans cette direction et un mécanisme africain d'examen par les pairs va être mis en place.  Afin de mobiliser des ressources financières, il sera nécessaire de parachever le processus de restructuration bancaire, douanière et fiscale, et de création et de développement des marchés financiers.  Une amélioration de l'aide publique au développement et de ses modalités est nécessaire pour en faire un levier pour l'accroissement de l'investissement.  En coopération avec la communauté internationale, l'Afrique est en mesure de modifier le cours de son évolution.  D'autres régions du monde, naguère confrontées à des problèmes de mêmes nature, ont pu opérer leur ajustement à un monde d'économie de marché et de progrès de la science et de la technologie.  Il n'y a pas de raison pour que l'Afrique ne sorte pas de son isolement et de son sous-développement.


M. ABOULAYE WADE, Président de la République du Sénégal, a indiqué qu’en ce qui concerne l’Iraq, il soutient tous les efforts visant à passer par les Nations Unies, ainsi que la position de la France consistant à donner au Président Saddam Hussein un délai pour accepter de recevoir et de collaborer sincèrement avec les inspecteurs de l’ONU.  Tout le monde a bien compris que le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) était non pas un plan de plus, mais une nouvelle vision africaine du devenir de notre continent.  Sa base est constituée de trois options fondamentales qui en constituent les paramètres de structuration à long terme, à savoir : la bonne gouvernance, le recours massif au secteur privé et à la Région comme espace opératoire.  Le nouveau plan est articulé autour de huit secteurs dont l’interaction doit générer le développement : infrastructures, éducation, santé, agriculture, énergie, nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), environnement et accès aux marchés développés couplé avec la diversification. 


Le NEPAD n’est pas une somme de demandes d’aide mais un partenariat de long terme, dans lequel le véritable gagnant sera l’économie mondiale qui grossira d’un partenaire en mesure de participer pleinement tant au dynamisme du commerce international qu’à la croissance de l’économie mondiale.  Les dirigeants du G8 et le secteur privé se sont fortement engagés aux côtés de l’Afrique pour l’assister à s’engager dans le développement durable, avant tout par la bonne gouvernance, et ensuite par les investissements lourds structurants, les investissements de production de biens et services dans tous les autres secteurs pour la consommation intérieure et le commerce international.  Devant autant de bonnes dispositions de nos partenaires au développement, il faut espérer que le rythme de consommation des crédits sera accéléré.


M. JOHN AGYEKUM KUFUOR, Président de la République du Ghana, a déclaré que nos politiques ne doivent plus se contenter d’être de simples réponses à des conditions imposées de l’extérieur ni par des pressions intérieures.  Nous devons nous engager à promouvoir la bonne gouvernance, la tolérance zéro à l’égard de la corruption, les libertés démocratiques et politiques, et la prévention des conflits.  Nous avons l’ambition de développer notre continent en partenariat avec le reste du monde et dans l’esprit du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).  A cet égard, nous saluons la convergence de vues et le soutien exprimés par les huit pays industrialisés du G8 à l’égard de l’initiative du NEPAD.  Nos entrepreneurs ont besoin de soutien en matière de crédit à long terme.  Enfin, il y a l’urgence de répondre au problème du fardeau de la dette, de l’insuffisance de l’Aide publique au développement (APD), de l’accès insuffisant aux marchés mondiaux et le manque d’assurance en termes de commerce et d’investissements.


M. OMAR BONGO, Président de la République gabonaise, a souligné qu’à l’heure de la globalisation, partage, partenariat et solidarité doivent devenir les maîtres mots de la relation entre les peuples du monde et des échanges au sein de la communauté internationale dans tous les domaines.  Initiative nouvelle et fruit d’une prise de conscience, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) engage la pleine responsabilité des dirigeants et des peuples africains.  Et c’est pour mieux le prouver que le NEPAD transcende le concept classique de l’aide pour celui d’un partenariat actif et dynamique.  Le Président s’est félicité de l’accueil réservé par la communauté internationale et par le G8 à l’initiative africaine du NEPAD qui engage la pleine responsabilité des dirigeants et des peuples d’Afrique.  Avec le NEPAD, a-t-il poursuivi, l’Afrique donne à la communauté internationale désireuse de réellement participer à son développement les moyens de le faire dans un partenariat mutuellement bénéfique.


M. JEAN CHRETIEN, Premier Ministre du Canada, a déclaré que le Canada considère ce débat comme un moyen d’inscrire le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) au cœur de l’action des Nations Unies.  Le Canada est déterminé à y apporter sa contribution.  En juin dernier, nous avons accueilli le Sommet du G8.  L’Afrique et sa nouvelle initiative de développement étaient à son ordre du jour.  Nous avons affecté des ressources à la mise en œuvre du Plan d’action du NEPAD et avons mis en place un processus de suivi pour en assurer l’efficacité des mesures.  Nous savons que notre successeur à la tête du G8, le Président français Jacques Chirac, partage notre souci vis-à-vis du développement de l’Afrique.  Les partenaires du G8 doivent donner suite aux engagements concrets du Plan d’action pour le développement de l’Afrique.  Ceci veut dire que les pays développés doivent rendre l’aide publique au développement (APD) plus efficace et ouvrir leurs marchés aux produits africains.  Le Canada a annoncé un engagement de 6 milliards de dollars sur 5 ans en faveur du développement de l’Afrique.  Nous comptons doubler notre niveau actuel d’aide au développement d’ici à 2010.  Tout en décidant de débloquer l’aide canadienne, nous pouvons aussi annoncer que la moitié de cette APD ira à l’Afrique.  D’ici au 1er janvier 2003, le Canada supprimera les droits de douane et les contingentements sur la plupart des produits en provenance des pays les moins avancés.  Le Canada appelle d’autre part les pays industrialisés à mettre fin aux subventions versées au secteur agricole, et qui sont un obstacle majeur au développement des pays africains.  Alors que l’APD mondiale s’élève à 50 milliards de dollars, ces subventions atteignent 350 milliards de dollars par an.  Le redressement de l’Afrique est dans notre propre intérêt.  Il va dans le sens de la création de nouveaux marchés et dans la préservation de la stabilité.


M. PAKALITHA B. MOSISILI, Premier Ministre du Lesotho, a indiqué que le NEPAD reconnaît le rôle crucial du secteur privé dans le développement de l'Afrique.  La mobilisation de ressources nationales suffisantes pour l'investissement dans les secteurs clé que sont l'infrastructure, Les technologies de l'information et de la communication, le développement des ressources humaines, dépendent du bon fonctionnement du secteur privé.  Le NEPAD est un programme de l'Union africaine, mais c'est aux Nations Unies que revient le rôle de coordonner et de synchroniser les activités relatives au Plan d'action du NEPAD et à la communauté internationale d'assurer le succès de cette initiative.  Rappelant que le Nouvel agenda pour le développement de l'Afrique s'est soldé par un déclin de l'aide publique au développement (APD) de 33% et que l'objectif de croissance de 6% n'a jamais été atteint, le Premier Ministre a demandé que l'on tire les leçons de cet échec afin de ne pas le renouveler.  Il a en conclusion demandé que les Etats soient plus explicites et exposent dans des termes concrets les détails de leur engagement en faveur du NEPAD.


M. LEVY P. MWANAWASA, Président de la République de Zambie, a indiqué que le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) est un plan social et économique pour le développement du continent africain.  Il s’agit d’un plan différent de ceux mis en œuvre précédemment car il est holistique, global et intégré.  Il permet d’identifier les problèmes auxquels doit faire face le continent et de définir un programme d’action visant à régler les problèmes existants.  Il se distingue également des plans précédents en ce qu’il a été conçu et développé par les dirigeants africains eux-mêmes.  Le premier objectif du NEPAD est d’éradiquer la pauvreté en favorisant le développement durable et la croissance soutenue.  La Zambie estime que la volonté politique des dirigeants africains permettra au continent de sortir de la pauvreté par le biais de l’application du programme d’action du NEPAD.  Cependant, nous ne pouvons pas ignorer l’importance de l’aide de la communauté internationale et de l’augmentation de l’aide publique au développement (APD).  L’Afrique a aussi besoin d’un allègement de la dette et d’investissements directs venant s’ajouter au ressources nationales mobilisées par les Africains eux-mêmes.  La coopération Sud-Sud est également importante et doit s’étendre à d’autres pays en dehors de l’Afrique.  Nous lançons donc un appel aux autres pays en développement pour qu’ils appuient le NEPAD.


M. FESTUS G. MOGAE, Président de la République du Botswana, a déclaré que le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) est l’objet de critiques à l’intérieur même de l’Afrique, ce qui est une manifestation de la démocratisation qui s’étend sur le continent.  Certaines des critiques qui s’élèvent contribueront à améliorer les propositions contenues dans cette initiative, mais aux opposants qui manifestent leurs opinions, et qui estiment que les maux du continent viennent d’actes de la communauté internationale, nous demandons de faire des propositions qui puissent représenter une alternative.  Le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) ne devrait pas être jugé de manière intermittente ou sur des faits isolés, mais par les progrès qu’il peut promouvoir en faveur de la majorité des habitants du continent africain. Il serait irréaliste de croire que tous les pays africains progresseront à la même allure, et il serait tout aussi injuste de prendre en otage les programmes du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) pour le bénéfice de quelques pays seulement.  Nous rendons hommage aux dirigeants du G8 pour leur plan d’action en faveur du Programme du NEPAD, et demandons au reste de la communauté internationale de suivre leur exemple et de prendre des engagements concrets en faveur d’un soutien à la relance du continent africain.


M. JOSE MARIA PEREIRA NEVES, Premier Ministre de la République du Cap-Vert, s’est félicité du soutien exprimé par l’Union européenne, le G8 et de nombreuses autres institutions internationales qui ont contribué à renforcer nos attentes en matière de partenariat entre les pays développés et l’Afrique.  Il a également souligné la nécessité d’associer la société civile à un dialogue permanent dans le but d’affiner les propositions et principes du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), mais aussi les acteurs principaux du Sud, ceux qui disposent d’énormes ressources, afin de favoriser la coopération Sud-Sud.  En conclusion, il a salué l’attention particulière accordée à la situation difficile des petits Etats insulaires en développement lors du Sommet de Johannesburg et a formé le vœu que le NEPAD puisse faire face aux attentes particulières de ces pays.


M. JAN PETERSEN, Ministre des affaires étrangères de la Norvège, a estimé que le lancement de l’Union africaine et du NEPAD offre au continent africain une occasion historique de prendre en main son propre destin.  Les dirigeants africains ont été au cœur de la définition du NEPAD et se sont engagés à le mettre en œuvre, a souligné M. Petersen, ajoutant que l’enjeu est de taille dans la mesure où l’Afrique regroupe des cultures diverses dont il faut tenir compte dans la mise en œuvre de programmes de développement économique et social, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.  Avec le NEPAD, les dirigeants africains se sont engagés à consolider la démocratie et la bonne gouvernance, et à promouvoir la paix, la sécurité et les droits de l’homme.  La Norvège salue la mise en place du mécanisme de suivi et d’évaluation qui permettra d’assurer un suivi des objectifs de développement, ainsi que la création par l’Union africaine du Conseil pour la sécurité et pour la paix, soulignant l’impact négatif des conflits sur le développement.  La Norvège s’est engagée à soutenir les efforts de création de ce Conseil ainsi que de celui du mécanisme de suivi du NEPAD, a assuré le Ministre, appelant la communauté internationale à mettre en œuvre les engagements pris à Monterrey, au premier rang desquels l’augmentation de l’aide publique au développement (APD), qui est passée depuis 1990 de 35 dollars par personne à 19 dollars, ainsi que la levée des subventions à l’agriculture.


M. AHMED MAHER EL SAYED, Ministre des affaires étrangères de l’Egypte, s’est félicité du travail des Nations Unies et de ses différents programmes qui ont toujours été à la recherche des solutions appropriées aux problèmes de l’Afrique.  Il a rappelé que le NEPAD était une approche et une vision africaines des questions et des problèmes africains, approche qui n’ignore pas la nécessité de développer des partenariats équitables et sains entre pays africains et ceux qui sont capables de nous assister.  Il a réaffirmé que le NEPAD n’était pas une liste de requêtes financières, ni une déclaration de demande d’assistance, mais que son


objectif est de développer un partenariat basé sur les concepts de justice, de responsabilités communes et la nécessité pour chacun de répondre à ses engagements et obligations.  Enfin, cela passe par la nécessité pour les Nations Unies d’harmoniser ses programmes avec le NEPAD et d’adopter des mesures adéquates pour répondre aux problèmes du fardeau de la dette, de l’insuffisance de l’aide publique au développement, et des politiques protectionnistes des pays développés.


M. PER STIG MOELLER, Ministre des affaires étrangères du Danemark, au nom de l’Union européenne et des pays associés, a estimé que l’Afrique ne peut pas relever seule les défis auxquels elle doit faire face.  C’est pourquoi, il faut renouveler les partenariats de développement entre l’Afrique et la communauté internationale.  A cet égard, l’Union européenne se félicite du soutien apporté au Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) lors du Sommet pour le développement durable qui s’est tenu à Johannesburg.  Le NEPAD est la meilleure base pour permettre le renouvellement des partenariats.  Il peut en outre permettre de renforcer le développement du continent et doit, par conséquent, devenir le nouveau cadre d’action des relations de la communauté internationale avec le reste de l’Afrique.  Un élément central du NEPAD est qu’il reconnaît le lien opérationnel entre la croissance économique, le développement économique, la bonne gouvernance, la primauté du droit, la démocratisation et le respect des droits de l’homme.  Nous nous félicitons également de ce que le NEPAD soit une initiative prise par les Africains eux-mêmes pour les Africains.  Ce sont eux qui doivent donner un contenu réel au NEPAD.  Ce dernier doit servir de catalyseur à la mobilisation des ressources.  L’Union européenne se félicite que, lors de leur dernier Sommet à Kananaskis (Canada), les membres du G8 se soient engagés à fournir les ressources nécessaires à l’éradication de la poliomyélite d’ici à 2015 - en plus de leur engagement à combattre le paludisme, la tuberculose et le VIH/sida - et à travailler avec les partenaires africains en vue de définir un plan pour développer la capacité de l’Afrique à mettre en œuvre des opérations de promotion de la paix.  L’Union européenne s’engage aussi à assurer à l’Afrique de meilleures conditions en matière de commerce international.


M. LOUIS MICHEL, Vice-premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de la Belgique, a déclaré que le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) mettait fin aux tentations du repli sur soi.  Cette initiative met aussi fin à un vieux type de relation basée sur des comportements paternalistes sur la scène internationale.  Le NEPAD met l’accent sur la bonne gouvernance et le respect des droits de l’homme au moment même où naît l’Union africaine et où aussi la misère, la violence, le VIH/sida et les conflits affectent l’Afrique.  Nous devons tous soutenir la réalisation du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).  L’Afrique doit recevoir plus d’aide publique au développement (APD) et plus d’investissements étrangers qu’elle n’en reçoit aujourd’hui.  A ce jour, seule la volonté politique a fait défaut à cet impératif pourtant évident.  La Belgique considère que les questions de la dette, de l’accès aux marchés et de l’investissement étranger direct  (IED) doivent être au plus vite réglées en faveur du continent africain.  La Belgique estime aussi qu’il est temps de passer aux actes, et que le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) doit devenir le cadre de référence des relations de l’ONU avec l’Afrique.  Lors de la Conférence de Durban, la communauté internationale avait pris l’engagement de fermer la page d’un passé douloureux.  Le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) doit devenir un acte libérateur qui mettra fin aux injustices de l’histoire envers le continent africain.


Mme LYDIE POLFER, Ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur du Luxembourg, a fait observer que peu d’initiatives du type du NEPAD ont à ce jour connu un tel écho à travers le monde et suscitent tant d’espoirs.  Le NEPAD est en fait une invitation : celle à une nouvelle relation constructive de partenariat entre l’Afrique et la communauté internationale pour réduire l’écart de développement.  Une invitation que le Luxembourg accepte et en vue de laquelle il a d’ailleurs pour objectif d’augmenter son aide publique au développement (APD) à 1% de son PIB, déjà située à 0,7% du PIB depuis 2000.  Le pays a aussi opté pour une approche multisectorielle et pluriannuelle en matière de coopération, donnant une place primordiale au respect des principes démocratiques, des droits de l’homme, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.  Un accent particulier est aussi mis sur le transfert de savoir et de savoir-faire, ainsi que sur la formation et le développement des capacités professionnelles et de gestion dans les pays partenaires.  Les secteurs prioritaires du NEPAD figurent en outre parmi les principaux secteurs d’activité de la coopération luxembourgeoise.  Ainsi, plus de 80% de la coopération bilatérale est consacrée aux infrastructures et services sociaux, en particulier l’éducation et la santé.  Mme Polfer a ajouté que son pays attache aussi une très grande importance à ce que les pays partenaires assument la part de responsabilité qui leur incombe dans la mise en œuvre des projets.


Pour M. TANG JIAXUAN, Ministre des affaires étrangères de la Chine, le lancement de l'Union africaine en juillet dernier a marqué une nouvelle étape historique dans la marche de l'Afrique vers le développement et la renaissance.  Cependant, la situation économique et sociale de l'Afrique demeure médiocre.  Les pays africains n'ont pas pu jouir pleinement de tous les bénéfices de la mondialisation et le fossé entre l'Afrique et le reste du monde ne cesse de s'élargir.  L'état de la paix et du développement en Afrique résulte d'un processus historique complexe et sont en grande partie dues à l'injustice de l'ordre politique et économique international.  La communauté internationale, et plus particulièrement les pays développés, porte une responsabilité et a l'obligation d'adopter des mesures plus actives et efficaces en faveur de la réforme des systèmes économiques, commerciaux et financiers internationaux.  Tous les pays du monde ont l'obligation de traduire en actions concrètes les engagements pris à Monterrey et à Johannesburg afin de s'assurer que l'aide au développement atteint l’objectif de 0,7% du PIB au titre de l’aide publique au développement (APD), réduire ou annuler la dette des pays africains, faciliter l'accès à leurs marchés et le transfert de technologies.  La Chine a pris un ensemble de mesures visant à renforcer sa coopération avec l'Afrique, notamment par l'organisation d'un Forum Chine-Afrique qui a le même objectif que le NEPAD, à savoir le développement.


Pour Mme AGNES VAN ARDENNE-VAN DER HOEVEN, Ministre de la coopération et du d&ea

A. Conditions pour le développement durable

 

 

 

  • Initiative sur la paix, la sécurité et la gouvernance politique

     

  • Initiative de gouvernance économique et de gouvernance des entreprises

     

  • Les approches sous-régionales et régionales du développement