Aps 1/7/06] Banjul - Le chef du Gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a lu vendredi à Banjul (Gambie), au nom du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, un discours devant la 15e session du comité des chefs d'Etats et de gouvernement pour la mise en oeuvre du NEPAD, dont voici le texte intégral:
"Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
Je tiens, en tout premier lieu, à féliciter notre frère et ami, le président de la République fédérale du Nigeria, son Excellence Olusegun Obasanjo, pour la haut qualité du rapport qu'il nous a présenté en sa qualité de président en exercice du Comité de mise en oeuvre du NEPAD. C'est avec une satisfaction certaine que nous constatons que la vision du renouveau africain, symbolisée par ce programme d'ensemble de l'Union africaine, s'affirme sur le terrain chaque jour davantage et impose sa pertinence et sa fiabilité dans les différents secteurs d'activité.
De par les principes qui le fondent, l'adhésion des pays africains à sa démarche novatrice et le réalisme des objectifs qu'il cible, le NEPAD est devenu aujourd'hui le cadre et l'instrument privilégié des Africains et de leurs partenaires au développement pour la canalisation de tous les efforts tendant au développement de notre continent.
C'est notre sentiment que les efforts tendant à élaborer des stratégies, plans et programmes précis pour donner corps à cette vision, ainsi que l'action soutenue de mobilisation menée en Afrique et sur la scène internationale pour les faire connaître et obtenir le soutien attendu à leur mise en oeuvre commencent à porter leurs fruits.
En matière d'agriculture, de santé, d'infrastructures, de transport, d'énergie, d'éducation, des nouvelles technologies de l'information et de la communication, de la science et de la recherche scientifique, pour ne citer que ces secteurs, l'Afrique dispose aujourd'hui de feuilles de routes pragmatiques, reflétant les besoins véritables de nos pays et de nos populations. Nous ne pouvons que nous réjouir de ces progrès et de cette évolution.
Dans le sillage du NEPAD, l'Afrique a assurément enregistré des avancées encourageantes, parmi lesquelles je tiens à mentionner, au moins, les plus saillantes. A ce chapitre, il convient d'inscrire, en premier lieu, l'arrêt du dangereux processus de marginalisation que notre continent subissait dans les années quatre-vingt-dix.
L'Afrique et ses préoccupations politiques et socio-économiques ne sont plus ignorées et occupent même la place que l'ampleur et la gravité des problèmes qu'elle connaît lui confèrent dans l'agenda international. Grâce au NEPAD, l'afro-pessimisme a perdu du terrain en Afrique et ailleurs aussi.
A ce chapitre, il est à inscrire également l'émergence du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs, lequel exprime et symbolise pleinement le nouvel esprit qui anime notre continent et ses dirigeants. Unique en son genre, il est le seul mécanisme au monde par lequel des hommes d'Etat au pouvoir acceptent de soumettre, volontairement, leur gestion des affaires publiques à un examen détaillé au plan intérieur, mais également au niveau continental et international.
Le nombre croissant des adhésions à ce processus dénote, on ne peut mieux, de l'engagement de l'Afrique dans la voie de la transparence et de la bonne gouvernance. La priorité consiste pour nous, aujourd'hui, en la consolidation de ce mécanisme par une amélioration constante de son fonctionnement.
A ce chapitre également, il y a lieu d'enregistrer l'élargissement des espaces démocratiques, la consolidation continue de l'Etat de droit, la promotion du corpus et instruments de protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'encouragement du partenariat avec la société civile et le secteur privé, ainsi que le retour progressif de la paix et de la stabilité, tout autant que l'amélioration des performances économiques dans un nombre croissant de pays africains, grâce notamment aux profondes, et combien courageuses, réformes que ces pays ont menées au prix de grands sacrifices sociaux et dans un environnement international encore fortement hostile.
Faut-il rappeler, à ce propos, que la mondialisation n'a nullement valorisé ces efforts africains, et qu'à ce jour, elle a eu pour principale conséquence un plus grand appauvrissement de notre continent et l'éloignement certain de la perspective de réalisation des objectifs du développement pour le millénaire à l'horizon 2015.
Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
Dans le sillage de la dynamique de mise en oeuvre du NEPAD, nous avons aussi été amenés à identifier et à cerner, avec davantage de clarté, les contraintes et les obstacles structurels à l'intégration économique de notre continent et à la réalisation de la multitude de projets de développement que nous avons retenus.
Parmi les obstacles et contraintes rencontrés, il y assurément la question fondamentale de la faiblesse des capacités institutionnelles et de réalisation des différents regroupements que nous avons érigés en pilier de l'intégration continentale. C'est donc avec un intérêt certain que nous avons accueilli la récente conférence de l'Union africaine sur les capacités des CER et les recommandations auxquelles elle a abouti.
Il y a également la faiblesse du partenariat entre les sous régions mais aussi entre nos pays. Le développement de ce partenariat autour de projets d'intérêt commun reste le véritable moteur à la valorisation de nos complémentarités et à une exploitation optimale de nos capacités ainsi que de nos expériences respectives.
Le lancement d'un certain nombre de projets structurants autour des questions de l'énergie gaz et électricité en particulier de l'eau, des télécommunications, des transports et des infrastructures routières et ferroviaires montre toute l'étendue des potentialités dont la coopération intra- africaine et porteuse.
La faiblesse des ressources financières, dont la nette insuffisance de l'épargne locale, ainsi que la rareté des compétences humaines se révèlent, encore une fois, un handicap majeur à la concrétisation des initiatives les moins ambitieuses.
La contribution du secteur privé africain demeure, dans sa globalité, marquée par le sceau de l'hésitation, alors que les investissements directs étrangers tardent à s'annoncer dans les proportions souhaitées.
Les partenaires au développement, qui attendaient de l'Afrique qu'elle mette un peu plus d'ordre dans ses propres affaires et crée des conditions macro-économiques acceptables, tardent à tenir leurs promesses, en dépit de la multitude 'engagements pris publiquement envers le continent et ses priorités les plus urgentes.
L'aide au développement reste en deçà des seuils fixés, consommée toujours et en grande partie par l'expertise des pays donateurs, au titre de projets qui n'arrivent qu'exceptionnellement à trouver les financements nécessaires.
La pauvreté, les pandémies, les migrations des compétences, la persistance des graves distorsions des marchés internationaux du commerce et des finances, sont autant d'autres facteurs qui ont beaucoup freiné l'Afrique dans sa volonté de sortir du sous développement et de se prendre pleinement en charge dans l'esprit et la vision du NEPAD.
Monsieur le président, Excellences, Mesdames, Messieurs,
La vérité aussi est que l'amélioration de l'organisation des instances et structures que nous avons mises en place pour permettre au continent de progresser dans cette voie du renouveau nous interpelle. Nous avons renforcé les capacités d'intervention de la Commission de l'Union africaine afin de lui permettre de s'acquitter pleinement des nombreuses missions que nous lui confions.
Nous avons aussi, et sans attendre la fin de la transition de l'OUA vers l'UA, doté le NEPAD de moyens humains et financiers adéquats, ceci parce que nous étions animés du souci de faciliter et d'accélérer, à la fois, le processus de transition et le lancement effectif de ce nouveau programme africain.
A Maputo, nous avons affiné et complété la construction de cette architecture. Nous avons fixé le délai raisonnable de trois années pour sa réalisation. La voie pour y parvenir a été définitivement balisée par le sommet de Charm El-Cheikh, et du Comité de mise en oeuvre du NEPAD. Force est de constater que le retard intervenu dans la conduite du processus d'intégration du NEPAD aux structures et processus de l'Union africaine conformément à ce schéma, porte tout naturellement préjudice à notre action collective en faveur de la promotion et la conduite du développement de notre continent.
De ce fait, nous sommes d'avis que ce processus d'intégration des deux instances nous interpelle collectivement. L'Afrique y perd sa crédibilité en tant qu'interlocuteur du reste du monde, elle y perd également au niveau de l'indispensable bonne et harmonieuse coordination des efforts collectifs en matière de mobilisation des ressources, de préparation, de maturation et de gestion des projets.
L'exigence de rationalité et de bonne gouvernance que nous nous imposons dans nos propres pays nous dicte d'accorder toute l'attention requise à cette importante question. Il est urgent de faire l'économie d'une duplication injustifiée des maigres moyens du continent et surtout, de donner une assise solide, un cadre clair et une symbiose à notre action et à celle de nos institutions continentales en matière de développement.
Ce sont là, Monsieur le président, quelques uns des axes de réflexion que nous pensons pertinents à retenir dans notre oeuvre collective de promotion du développement de notre continent et du bien-être de nos populations, objectifs qui sont et qui restent la raison d'être de l'Union africaine et du NEPAD.
Je vous remercie de votre aimable attention".
NOUVEAU PARTENARIAT POUR LE
DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE

Un nouvel espoir pour
L’Afrique
L'Initiative offre une sortie possible de la situation actuelle, marquée par le sous-développement, la pauvreté et la marginalisation. Elle s'appuie de manière prioritaire sur la prise en charge de leur destin par les africains eux-mêmes et sur leur volonté d'assumer pleinement leurs responsabilités dans la mise en ouvre de ce programme à la fois courageux et ambitieux.
L'Afrique doit d'abord rétablir la paix sur l'ensemble du continent, car sans la sécurité et la stabilité, toute perspective de développement serait irrémédiablement compromise.
Il est grand temps pour l'Afrique de mettre fin définitivement aux conflits et à l'instabilité qui ont généré et aggravé la pauvreté et puissamment contribué à l'exclusion du continent des grands courants d'échanges économiques et technologiques et des flux d'investissements dans le monde.
A travers son Initiative, l'Afrique marque son adhésion à une approche qui vise à la solution durable des conflits et à assurer un enracinement véritable de la démocratie, de l'Etat de droit, et de la bonne gouvernance.
De telles exigences constituent les piliers de la transformation profonde, tant dans les domaines politique et économique que dans les domaines social et culturel, que requièrent la paix et le développement durables.
L'initiative du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) est un plan global de développement du continent africain. Le NEPAD vise fondamentalement à réunir les conditions et les moyens d'une paix et d'un développement durables pour l'Afrique. C'est aussi un nouveau cadre d'interaction avec le reste du monde, notamment les pays industrialisés et les organisations multilatérales. Il est fondé sur un ordre du jour, des priorités et des choix décidés par les africains eux-mêmes.
Avec le NEPAD, l'Afrique prend l'engagement de respecter les valeurs et les normes universelles en matière de démocratie, de respect des droits de l'homme, la liberté d'expression, le multipartisme ainsi que dans le domaine de la bonne gouvernance et de la saine gestion économique. Le NEPAD offre ainsi aux pays développés une occasion historique d'établir avec l'Afrique un véritable partenariat fondé sur des intérêts mutuels, des engagements communs et des accords contraignants.
Le NEPAD articule une nouvelle approche du développement qui se déploie sur trois niveaux complémentaires.
Au niveau national, le développement est conçu comme un processus qui se construit à partir de la base. Le développement doit être l'affaire de tous avec des bienfaits tangibles pour tous. A cet égard, la prise en compte de la nécessité d'une réponse adéquate aux besoins élémentaires des populations en encourageant une approche participative et communautaire est essentielle. L'enjeu en définitive n'est autre que de réaliser l'appropriation du processus de développement par tous les africains. C'est de cette manière qu'une base solide sera assurée pour le plein déploiement et l'impact maximum des politiques et programmes nationaux de gouvernance, de développement humain et de promotion des investissements.
Au niveau régional, il y a l'exigence de développer des réseaux transfrontières d'infrastructures, de réaliser le potentiel régional en matière de valorisation des ressources humaines et naturelles et de promouvoir le commerce intra-africain. La constitution de vastes espaces économiques régionaux permettra à l'Afrique d'améliorer sa compétitivité, de générer des flux plus significatifs d'investissements et de s'insérer de manière active dans le processus de mondialisation.
Au niveau international, il s'agit de l'aménagement d'un environnement à même de répondre aux nécessités de stabilité et de prévisibilité qui revêtent une importance cruciale pour le succès des efforts des pays africains aux plans national et régional. C'est là l'essence même du nouveau partenariat international que l'Afrique et ses partenaires au développement ont entrepris d'établir et de développer.
La rationalité économique est à la base de l'édifice conceptuel et des choix opérationnels du NEPAD. Sa finalité est de faire de l'Afrique un nouvel espace de croissance et de développement qui ne soit pas indéfiniment tributaire de l'aide publique au développement. En effet, le NEPAD, en tant que plan global de développement, part du principe que l'aide et le crédit ne permettent pas à eux seuls un développement durable.
Le NEPAD définit des politiques et mesures que les pays africains s'engagent à mettre en oeuvre pour développer un cadre attractif, stable et prévisible pour les opérateurs économiques. Aux efforts africains doivent répondre des mesures de la part de leurs partenaires bilatéraux et multilatéraux visant à créer la synergie indispensable à une réhabilitation décisive de la destination "Afrique" pour les flux internationaux de capitaux et de technologies.*
La démarche des Chefs d'États africains en faveur du NEPAD vise à bâtir une Afrique meilleure, une Afrique de stabilité et de prospérité. Elle s'appuie sur la prise en charge de leur destin par les africains eux-mêmes et sur leur volonté d'assumer pleinement leurs responsabilités dans la mise en oeuvre de ce programme à la fois courageux et ambitieux.
L'Afrique veut, d'abord, rétablir la paix sur l'ensemble du continent, car sans la sécurité et la stabilité, toute perspective de développement serait irrémédiablement compromise. L'Afrique a pris conscience de l'intérêt qu'il y a de mettre définitivement fin aux conflits et à l'instabilité qui ont généré et aggravé la pauvreté et puissamment contribué à l'exclusion du continent des grands courants d'échanges économiques et technologiques et des flux d'investissements dans le monde.
A travers le NEPAD, l'Afrique marque son adhésion à une approche qui vise à la solution durable des conflits et à assurer un enracinement véritable de la démocratie, de l'État de droit, et de la bonne gouvernance, à la fois politique et économique. Il s'agit de prendre en charge les priorités que représentent le développement humain et le développement des infrastructures.
La réalisation du NEPAD, en tant qu'entreprise de vaste portée, nécessite la contribution des africaines et des africains car, la responsabilité de la promotion du développement n'incombe pas aux seuls États. C'est d'ailleurs pour cette raison que cette initiative a insisté sur l'engagement des peuples africains en les exhortant "à relever le défi et à se mobiliser pour soutenir la mise en oeuvre du NEPAD en mettant en place, à tous les niveaux, des structures d'organisation, de mobilisation et d'action".
Le NEPAD préconise, en fait, de bénéficier des apports et contributions de la société civile et organisations non gouvernementales dans la formulation et la mise en oeuvre des programmes sectoriels du Plan d'Action du NEPAD.
Les principaux axes d'action des éléments de la société civile en Afrique en faveur du NEPAD sont notamment :
- la mobilisation des populations africaines sur la nature et les objectifs du NEPAD et leur sensibilisation aux principes qui en constituent le fondement;
- la mobilisation des populations africaines en faveur d'un appui à une mise en oeuvre ordonnée et effective des projets et programmes envisagés dans le cadre du NEPAD;
- la promotion du NEPAD auprès des africaines et des africains résidant à l'étranger de manière à susciter leur contribution à la réalisation des objectifs poursuivis par l'Afrique;
- la promotion aussi du NEPAD auprès des représentants de la société civile mondiale pour qui appui conséquent de toute la communauté internationale aux efforts de relance du développement entrepris par l'Afrique.
En tout état de cause, la société civile africaine devra s'investir pleinement dans l'appui à la promotion et à la mise en oeuvre du NEPAD.
PRESENTATION GENERAL DU NEPAD
Le NEPAD est :
- une vision commune
- une conviction ferme et partagée pour un renouveau de l'Afrique
Le NEPAD : une initiative pour
- promouvoir une paix et un développement durables en Afrique
- favoriser un meilleur devenir du continent
Le NEPAD : une initiative
- conçue et élaborée par des africains
dirigée et mise en oeuvre par des africains
Le NEPAD : une initiative
- adoptée par l'OUA en juillet 2001
- soutenue par le G8 en juillet 2001
- l'Union européenne en octobre 2001
Le NEPAD : Nouveau nom donné à la "Nouvelle initiative africaine", issue de la fusion du :
Programme du millénaire pour le renouveau de l'Afrique
Plan OMEGA pour l'Afrique
GENESE :
Idée remonte aux années 1999 et 2000
- Résultat d'un effort conjugué des Chefs d'Etat algérien, nigérian et sud-africain
- A ce Groupe de promoteurs initiaux se sont joints les Chefs d'Etat égyptien et sénégalais.
Principales caractéristiques du NEPAD :
- le NEPAD est un processus, pas une organisation internationale
en tant que valeur ajoutée, le NEPAD complète et enrichit les mécanismes de concertation et de coopération existants
Réactions des partenaires au développement :
- Appui du G-8 plus décision d'élaborer un plan d'action concret pour l'Afrique (Sommet de Gênes, juillet 2001)
- Appui de l'Union européeene plus disponibilité à examiner les modalités de soutien (octobre 2001)
- Appui de l'ONU
- Soutien de la banque mondiale et du fonds monétaire international
- intérêt des milieux d'affaires internationaux
- Soutien de la Société civile internationale
Mécanisme institutionnel du NEPAD :
- Assemblée de l'Union africaine
- Comité des Chefs d'Etat ou de gouvernement pour la mise en oeuvre formé :
- des Dirigeants des cinq pays promoteurs et de ceux de 10 autres pays africains (deux par sous région)
- du Président en exercice de l'OUA/Union africaine
Comité de mise en oeuvre :
- Président : Oulegun Obasanjo (Nigeria)
-Vice-présidents :
Abdelaziz Bouteflika (Algérie)
Abdoulaye Wade (Sénégal)
Réactions des partenaires au développement :
- Appui du G-8 plus décision d'élaborer un plan d'action concret pour l'Afrique (Sommet de Gênes, juillet 2001)
- Appui de l'Union européenne plus disponibilité à examiner les modalités de soutien (octobre 2001)
- Appui de l'ONU
- Soutien de la banque mondiale et du fonds monétaire international
- intérêt des milieux d'affaires internationaux
Soutien de la Société civile internationale
Le Programme d'action : la stratégie de réalisation d'un développement durable
au 21ème siècle
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A. Conditions pour le développement durable
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